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Ski Alpin : Pourquoi les stars ont dû montrer leurs sous-vêtements à Tarvisio ?

Ski Alpin : Pourquoi les stars ont dû montrer leurs sous-vêtements à Tarvisio ?

Une scène peu commune s’est déroulée juste avant le départ de la descente dames de la Coupe du Monde à Tarvisio. Loin de l’agitation habituelle, les athlètes, des jeunes espoirs aux stars confirmées, ont dû se plier à un contrôle d’un nouveau genre : celui de leurs sous-vêtements. Une mesure qui a surpris, mais qui cache un enjeu de sécurité majeur dans le monde du ski de haute performance.

Samedi 17 janvier 2026, la station italienne de Tarvisio faisait son grand retour sur le circuit de la Coupe du Monde après 15 ans d’absence. Si la victoire de l’Italienne Nicol Delago a fait vibrer les spectateurs, un autre événement, plus discret, a agité les coulisses. La Fédération Internationale de Ski (FIS) a en effet procédé à une vérification systématique d’un équipement devenu obligatoire : les sous-vêtements anti-coupures.

La sécurité comme priorité absolue

Pourquoi un tel contrôle, que certains médias ont rapidement surnommé l’opération de la “police des sous-vêtements” ? La réponse tient en un mot : sécurité. Le ski alpin est un sport où la vitesse et le risque sont omniprésents. Une chute, même à vitesse modérée, peut avoir des conséquences dramatiques.

Le danger invisible des carres de ski

Les carres des skis, ces lames métalliques affûtées comme des rasoirs, sont l’un des plus grands dangers pour les athlètes. En cas de chute, elles peuvent infliger des coupures profondes, sectionner des muscles, des tendons, voire des artères. Ces blessures, particulièrement redoutées au niveau des jambes, peuvent mettre un terme à une carrière et, dans les cas les plus graves, engager le pronostic vital.

Face à cette réalité, la FIS a rendu obligatoire, depuis le début de la saison, le port de sous-vêtements spécifiquement conçus pour résister à ces coupures. Ces équipements, fabriqués à partir de fibres synthétiques ultra-résistantes, agissent comme une véritable armure textile.

Une mesure demandée par les athlètes elles-mêmes

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette initiative ne vient pas seulement des instances dirigeantes. Ce sont les représentantes des athlètes qui ont poussé pour la mise en place de cette règle et de ses contrôles. L’objectif est double :

  1. Garantir la sécurité de toutes : S’assurer que chaque compétitrice bénéficie de cette protection cruciale.
  2. Assurer l’équité sportive : Veiller à ce que personne ne puisse tirer un avantage, même minime, en utilisant un équipement non réglementaire ou plus léger.

Comme le souligne Global Sport, “Avant le départ, les stars ont dû montrer leurs sous-vêtements”, mettant en lumière le caractère universel de la mesure, qui n’épargne personne.

Comment s’est déroulé le contrôle ?

Concrètement, avant de s’élancer sur la piste, chaque skieuse a dû présenter sa combinaison de course légèrement ouverte pour laisser apparaître l’étiquette de son sous-vêtement. Les contrôleurs de la FIS ont vérifié que l’équipement provenait bien de l’un des deux ou trois fabricants agréés par la fédération.

L’opération, qualifiée de “coup de poing”, s’est déroulée dans le calme et le respect des athlètes. De la jeune Garance Meyer (dossard 44) à la légende Lindsey Vonn, toutes se sont pliées à l’exercice. Fait notable, aucune disqualification n’a été prononcée, preuve que le message de prévention est bien passé au sein des équipes.

Entre prévention et réactions médiatiques

Cette première a inévitablement suscité de nombreuses réactions. Le site 20 Minutes titre : “Ski alpin: à Tarvisio, les stars ont dû montrer leurs sous-vêtements”, illustrant l’angle médiatique qui a souvent été choisi pour relater l’événement.

Une évolution logique de l’équipement

Pourtant, ce type de contrôle s’inscrit dans une démarche plus large d’amélioration constante de la sécurité en ski alpin. Personne ne remet aujourd’hui en question le port obligatoire du casque ou de la protection dorsale. L’introduction des airbags, qui se déploient en cas de chute pour protéger le haut du corps, a également été une avancée majeure.

Le contrôle des sous-vêtements anti-coupures n’est donc qu’une nouvelle étape dans cette quête de protection. La FIS s’intéresse à cet équipement pour des raisons de sécurité évidentes, comme le précise un autre article de 20 Minutes.

Un pas de plus vers un sport plus sûr

Si l’image d’un contrôle de sous-vêtements peut prêter à sourire ou à débat, elle rappelle une vérité fondamentale : dans un sport où les athlètes repoussent sans cesse les limites de la performance, chaque détail compte pour préserver leur intégrité physique.

Cette opération à Tarvisio, bien que surprenante dans sa forme, est avant tout le signe d’une prise de conscience collective. Athlètes, entraîneurs et fédérations travaillent main dans la main pour que le spectacle de la vitesse reste avant tout une célébration du talent et du courage, et non une loterie face au risque de blessure. La sécurité, même si elle passe par des mesures inattendues, demeure la plus belle des victoires.

Camille
Camillehttps://www.vo2-digital.com/
Auteur et passionné de verticalité, Camille vit la montagne autant qu'il la raconte. Pratiquant de trail running, ilmet ses chaussures de course et ses crampons à l'épreuve du terrain pour en tirer des récits authentiques. Sa mission : partager l'adrénaline des cimes et la culture outdoor avec précision et passion.
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