jeudi, janvier 15, 2026
AccueilEscaladeSimon Lorenzi réalise l'impossible : le premier flash historique de « The...

Simon Lorenzi réalise l’impossible : le premier flash historique de « The Swarm »

Simon Lorenzi réalise l’impossible : le premier flash historique de « The Swarm »

Un grimpeur belge vient de signer une page de l’histoire de l’escalade. Simon Lorenzi a réussi ce que personne n’avait fait avant lui : enchaîner le bloc mythique « The Swarm » à son tout premier essai. Un exploit retentissant qui confirme son statut d’icône dans le monde de la grimpe.

Imaginez un immense rocher, posé au milieu d’un paysage désertique grandiose en Californie. Sur ce rocher, une ligne de prises presque invisibles, un défi physique et mental que les meilleurs grimpeurs du monde tentent de relever depuis des années. Ce rocher, c’est « The Swarm », et il vient de trouver son maître en la personne de Simon Lorenzi.

Un exploit inédit sur un monument de l’escalade

Pour bien comprendre la portée de cet événement, il faut d’abord clarifier un terme clé : le flash.

Qu’est-ce qu’un « flash » en escalade ?

Dans le jargon de la grimpe, réussir un « flash » signifie enchaîner un bloc ou une voie à sa toute première tentative, sans jamais être tombé. Le grimpeur a le droit d’avoir des informations au préalable : il peut regarder des vidéos, observer d’autres grimpeurs ou recevoir des conseils. Mais une fois qu’il pose les mains sur le rocher, il n’a qu’une seule chance pour réussir.

C’est un exercice qui demande une lecture parfaite des mouvements, une exécution sans faille et une concentration absolue. C’est précisément ce que Simon Lorenzi a accompli sur un bloc réputé pour ne pardonner aucune erreur.

« The Swarm » : un bloc impitoyable et convoité

Situé dans le célèbre site des Buttermilks à Bishop, en Californie, « The Swarm » n’est pas un bloc comme les autres. Ouvert en 2004 par Matt Birch, il est rapidement devenu une référence mondiale, coté 8B/+, ce qui le place dans la très haute difficulté.

Son style est décrit comme brutal et exigeant, avec des mouvements puissants sur de petites prises. La liste des légendes de l’escalade qui ont réussi à l’enchaîner est longue comme le bras : Dave Graham, Fred Nicole, Daniel Woods, Ashima Shiraishi… Pourtant, en vingt ans d’existence, personne n’avait réussi le pari fou de le flasher. Le site spécialisé Gripped Magazine souligne que « Simon Lorenzi recently flashed The Swarm V13/14 (8B/+) in the Buttermilks, California », marquant ainsi une première historique.

Simon Lorenzi, la force tranquille de l’escalade mondiale

Si cette performance est exceptionnelle, elle n’est pas le fruit du hasard. À 28 ans, le grimpeur belge s’est solidement installé au sommet de la hiérarchie mondiale de l’escalade de bloc.

Un palmarès qui force le respect

Simon Lorenzi fait partie d’un club extrêmement fermé. Il est l’un des deux seuls grimpeurs au monde, avec l’Écossais William Bosi, à avoir vaincu cinq blocs cotés 9A, le niveau de difficulté maximal actuellement. Cette statistique suffit à illustrer l’étendue de son talent et de sa détermination.

Chacune de ses ascensions est le résultat d’un travail acharné, d’une préparation méticuleuse et d’une capacité hors norme à repousser ses propres limites.

Les coulisses d’une ascension parfaite

Ce flash historique s’est déroulé à la fin d’un long voyage aux États-Unis, entamé en novembre. Accompagné de ses amis grimpeurs, Simon a bénéficié de conditions idéales. Comme le rapporte PlanetGrimpe, « Simon Lorenzi réussit le premier flash de « The Swarm », l’un des blocs les plus mythiques des Buttermilks ».

Le déroulé de l’ascension est un modèle de maîtrise. Après une observation attentive, une visualisation mentale des mouvements et une profonde inspiration, il s’est élancé. Chaque geste était précis, fluide, efficace. En quelques secondes à peine, il se tenait debout au sommet du bloc, sous les yeux ébahis de ses compagnons.

Sur ses réseaux sociaux, il a partagé sa joie avec une simplicité désarmante : « Quel bloc parfait dans un endroit magnifique ! »

La signification d’un tel exploit

Au-delà de la performance sportive pure, ce flash de « The Swarm » a une résonance particulière dans la communauté des grimpeurs.

Repousser les frontières du possible

En réussissant là où tous les autres avaient échoué, Simon Lorenzi ne s’est pas contenté d’ajouter une ligne à son palmarès. Il a montré qu’une nouvelle barrière pouvait être franchie. Il a redéfini ce qui était considéré comme possible en matière de performance en escalade de bloc.

Cet exploit inspirera sans aucun doute une nouvelle génération de grimpeurs à rêver plus grand et à viser plus haut. Il prouve que, même sur les problèmes les plus classiques et les plus étudiés, l’histoire n’est jamais complètement écrite.

Une fin de voyage en apothéose

Ce succès vient couronner un séjour américain particulièrement fructueux pour le Belge, qui a partagé des sessions intenses avec d’autres grands noms du circuit. Son immersion dans les sites mythiques de Bishop et Red Rocks a visiblement porté ses fruits.

Alors que son voyage touche à sa fin, une chose est sûre : Simon Lorenzi a laissé une empreinte indélébile sur le rocher californien. Et comme il le confie lui-même, il a déjà hâte de revenir pour de nouvelles aventures. Le monde de l’escalade, lui, attend déjà avec impatience de voir quel sera son prochain défi.

Camille
Camillehttps://www.vo2-digital.com/
Auteur et passionné de verticalité, Camille vit la montagne autant qu'il la raconte. Pratiquant de trail running, ilmet ses chaussures de course et ses crampons à l'épreuve du terrain pour en tirer des récits authentiques. Sa mission : partager l'adrénaline des cimes et la culture outdoor avec précision et passion.
RELATED ARTICLES

Most Popular