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JO 2026 : Le cri d’alarme de Johan Eliasch (FIS) face aux retards de Milan-Cortina

JO 2026 : Le cri d’alarme de Johan Eliasch (FIS) face aux retards de Milan-Cortina

Le compte à rebours est lancé, mais l’enthousiasme cède la place à une vive inquiétude. À moins de deux ans de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, Johan Eliasch, président de la puissante Fédération Internationale de Ski (FIS), a tiré la sonnette d’alarme. En marge d’une étape de Coupe du monde à Val d’Isère, il a publiquement fait part de ses préoccupations concernant des retards jugés « inexplicables », mettant une pression considérable sur les organisateurs italiens.

L’horloge tourne et chaque jour qui passe rapproche le monde du grand rendez-vous olympique. Pourtant, en coulisses, l’effervescence est teintée d’anxiété. « Tout n’est pas prêt », a lâché le dirigeant suédois, une déclaration franche qui a eu l’effet d’une bombe dans le milieu des sports d’hiver. Cette prise de parole met en lumière les défis majeurs auxquels l’organisation doit faire face pour être à la hauteur de l’événement.

Au cœur de la tourmente : Livigno, un site en état d’urgence

Le principal point de friction se concentre sur le site de Livigno, en Lombardie. C’est là que doivent se dérouler les épreuves spectaculaires de snowboard et de ski acrobatique, des disciplines clés pour attirer un public jeune et dynamique. Or, les préparatifs y accusent un retard critique qui menace directement la tenue de ces compétitions.

Des retards « inexplicables » et des fonds bloqués

Johan Eliasch n’a pas mâché ses mots pour qualifier la situation. Le problème central ? La production de neige de culture, essentielle pour façonner les snowparks, half-pipes et autres modules complexes nécessaires aux épreuves. Un « problème technique » a été officiellement reconnu par le comité d’organisation, mais le président de la FIS pointe une cause plus profonde.

« Malheureusement, le gouvernement italien n’a pas débloqué de fonds donc (les organisateurs) ont du mal à joindre les deux bouts, ce qui est bien dommage », a-t-il affirmé (source Top Ski News). Cette situation financière précaire paralyse les opérations. Les travaux pour le bassin de retenue d’eau, d’une capacité de 203 000 m³ et indispensable pour alimenter les canons à neige, se sont achevés, mais la machine ne peut pas se mettre en route. La production de neige, qui aurait dû commencer, est à l’arrêt, créant un retard qui sera difficile à combler.

Une surveillance de tous les instants

Face à cette inertie, la FIS a mis en place un suivi drastique pour tenter de débloquer la situation. L’instance est en contact permanent avec les organisateurs locaux. « On les appelle trois fois par jour, matin, midi et soir », a confié Johan Eliasch, illustrant l’intensité de la pression et le niveau d’inquiétude au sein de la fédération (source Le Dauphiné Libéré).

Malgré ce suivi rapproché, le président de la FIS qualifie la situation de « regrettable » et « inexplicable ». Il insiste sur le fait que le gouvernement italien et les régions impliquées doivent impérativement « accélérer » la cadence.

L’organisation des JO 2026 face au mur ?

Cette crise met en lumière la complexité d’organiser un événement d’une telle ampleur. Si les retards de chantier sont courants dans l’histoire des Jeux Olympiques, la nature des problèmes à Milan-Cortina, mêlant blocages techniques et financiers, est particulièrement préoccupante.

Des plans B, C et même D dans les cartons

La FIS, forte de son expérience, ne reste pas les bras croisés. L’organisation d’événements sportifs de haut niveau est son quotidien, et elle sait se montrer réactive. « On a un plan B, un plan C, un plan D… », a assuré Johan Eliasch. Cette déclaration se veut rassurante, mais elle confirme aussi la gravité de la situation. Avoir à envisager des solutions de repli aussi nombreuses montre que le plan initial est sérieusement compromis.

Malgré tout, le président reste optimiste sur la finalité. Il se dit confiant dans la capacité des équipes à livrer de beaux Jeux Olympiques. Cependant, il ajoute : « c’est malheureux de se retrouver dans une situation dans laquelle on n’aurait jamais dû se retrouver. »

Quelles leçons pour les Alpes françaises en 2030 ?

Cette expérience italienne compliquée sert déjà de cas d’école pour les futures éditions. Johan Eliasch a d’ailleurs profité de cette tribune pour évoquer les Jeux d’hiver de 2030, attribués aux Alpes françaises. Il a souligné sa préférence pour des sites plus centralisés afin de réduire les coûts et la complexité logistique, une critique à peine voilée du modèle éclaté de Milan-Cortina (source Bluewin).

Au-delà de l’urgence : les autres chantiers de la FIS

Si la préparation des JO 2026 occupe le devant de la scène, la FIS travaille sur d’autres fronts stratégiques pour l’avenir des sports de neige.

La sécurité des athlètes, une priorité absolue

La performance ne vaut rien sans la sécurité. La FIS l’a bien compris et investit massivement dans la recherche et le développement pour mieux protéger les skieurs. Des avancées significatives sont en cours, notamment sur :

  • Des casques multi-impacts, capables d’absorber plusieurs chocs.
  • Des fixations électroniques intelligentes.
  • Des airbags encore plus performants.
  • Une conception des tracés de course optimisée pour réduire les risques.

Ces innovations sont cruciales pour l’avenir du ski alpin et des disciplines de vitesse, où les athlètes repoussent sans cesse les limites.

L’ouverture à de nouveaux marchés

Enfin, la FIS poursuit sa stratégie d’expansion mondiale. Le partenariat récemment signé avec l’Azerbaïdjan en est un exemple concret. L’objectif est clair : développer la pratique du snowboard et du freestyle dans des régions où le potentiel de croissance est immense, assurant ainsi un avenir global pour ces sports (source PME).

En conclusion, le coup de pression de Johan Eliasch sur la préparation des JO de Milan-Cortina 2026 est un avertissement sérieux. Si l’optimisme reste de mise, les prochaines semaines seront décisives. L’Italie est au pied du mur et doit prouver sa capacité à surmonter ces obstacles pour offrir au monde des Jeux d’hiver mémorables. Le monde des sports de montagne retient son souffle.

Camille
Camillehttps://www.vo2-digital.com/
Auteur et passionné de verticalité, Camille vit la montagne autant qu'il la raconte. Pratiquant de trail running, ilmet ses chaussures de course et ses crampons à l'épreuve du terrain pour en tirer des récits authentiques. Sa mission : partager l'adrénaline des cimes et la culture outdoor avec précision et passion.
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