
Il y a des soirées qui changent une carrière. Ce mardi 27 janvier 2026, sur la piste glacée de Schladming en Autriche, le ski français a peut-être vécu l’une d’entre elles. Un jeune talent de 22 ans, Alban Elezi Cannaferina, vient de signer une performance magistrale, s’offrant son tout premier podium en Coupe du monde. Plus qu’une simple médaille de bronze, ce résultat le propulse sur le devant de la scène et lui ouvre en grand les portes des Jeux Olympiques de 2026.
Une deuxième manche de légende à Schladming
La nuit était tombée sur la station autrichienne, mais la piste, elle, était en feu. Huitième à l’issue de la première manche, le skieur de Courchevel n’avait, sur le papier, que peu de chances de monter sur la “boîte”. Mais c’était sans compter sur sa détermination et un talent pur qui n’attendaient qu’à exploser.
Un “run dantesque”
Engagé, précis et incroyablement rapide, Alban Elezi Cannaferina a littéralement survolé le second tracé. Il signe le meilleur temps de la manche, une performance qualifiée de “manche dantesque” par Eurosport, qui laisse tous les observateurs sans voix. Remontant un à un ses adversaires, il s’installe dans le fauteuil de leader et regarde les meilleurs skieurs du monde échouer à battre son chrono.
Seuls le Suisse Loïc Meillard et le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen parviendront finalement à le devancer. Mais l’essentiel est ailleurs. À 22 ans, pour son premier podium, il laisse derrière lui des légendes comme Marco Odermatt, 4ème ce soir-là. Une performance qui confirme son immense potentiel.
Le rêve olympique devient réalité
Ce podium n’est pas seulement une ligne de plus à son palmarès. Il représente un pas décisif vers la qualification pour les Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, comme le souligne le journal Vosges Matin. La bataille faisait rage au sein de l’équipe de France pour décrocher le huitième et dernier ticket en slalom géant. Avec cette troisième place, Alban Elezi Cannaferina a marqué des points extrêmement précieux.
Un tournant pour l’équipe de France
Cette performance a des conséquences directes pour ses coéquipiers et concurrents. Alexis Pinturault, l’un des piliers du ski français, termine à une lointaine 25ème place. De son côté, Thibaut Favrot est parti à la faute dès la première manche.
Mathématiquement, la course à la sélection semble désormais jouée. Le jeune skieur de Courchevel a pris une option quasi définitive, illustrant une passation de pouvoir symbolique au sein d’une équipe de France en plein renouveau.
Qui est Alban Elezi Cannaferina, le nouveau phénomène ?
Si son nom est encore nouveau pour le grand public, il est connu depuis longtemps des spécialistes. Sacré champion du monde juniors de géant en 2023, Alban Elezi Cannaferina n’est pas un inconnu. Ce qui impressionne le plus chez lui, c’est sa polyvalence.
Aussi à l’aise en vitesse qu’en technique
Contrairement à de nombreux skieurs qui se spécialisent dans une ou deux disciplines, le Français brille sur tous les fronts. Quelques jours avant son exploit en géant, il réalisait des performances de haut vol sur la piste mythique de Kitzbühel en Autriche :
– 14ème du super-G
– 12ème de la descente
Cette capacité à alterner entre les épreuves de vitesse et les épreuves techniques est une arme redoutable. Elle lui permet, selon ses propres dires, de mieux gérer la pression. “Un rêve d’enfant qui se réalise”, confiait-il après sa course, visiblement ému, dans une interview pour Top Ski News. Il y explique que son changement de groupe d’entraînement cette saison lui a permis de skier avec plus de relâchement.
Un avenir radieux vers Milan-Cortina 2026
Avec ce podium en poche et une confiance au sommet, Alban Elezi Cannaferina peut désormais se tourner sereinement vers les Jeux Olympiques. Sa polyvalence pourrait lui permettre de s’aligner sur quatre épreuves : le géant, le super-G, la descente et le combiné par équipes.
Le ski français tient peut-être là sa nouvelle pépite, un athlète capable de briller sur toutes les neiges et de porter les espoirs de toute une nation. La confirmation officielle de sa sélection ne saurait tarder, mais une chose est sûre : le nom d’Alban Elezi Cannaferina est à retenir. L’avenir lui appartient.
