Alex Honnold : Entre Escalade au Nevada et Clowns Effrayants, ses Nouvelles Aventures
Alex Honnold semble être partout à la fois. Entre un solo intégral en direct à Taïwan, la gestion de sa fondation, sa vie de père et ses podcasts, le grimpeur le plus célèbre de la planète ne s’arrête jamais. Aujourd’hui, il nous invite à découvrir son propre jardin, le Nevada, dans une nouvelle série qui promet aventure, paysages grandioses et… quelques clowns.
“Get a Little Out There” : Le Nevada comme terrain de jeu
Alex Honnold est de retour sur nos écrans avec une nouvelle émission de voyage : “Get a Little Out There With Alex Honnold”. Diffusée sur OutsideTV, cette série de cinq épisodes est une véritable déclaration d’amour à l’État qu’il considère comme sa maison. En partenariat avec Travel Nevada, le projet vise à dépoussiérer l’image du “Silver State”, souvent réduit à ses casinos et à ses déserts.
Loin des projecteurs de Las Vegas, Honnold nous emmène en road trip pour prouver que le Nevada est une destination de choix pour les voyageurs et, surtout, pour les grimpeurs. Il y explore des sites d’escalade incroyables, mais aussi les coins les plus insolites et absurdes de la région.
Pour cette aventure, il n’est pas seul. Il est rejoint par des partenaires de longue date, comme les grimpeurs Cedar Wright et Tommy Caldwell. Ensemble, ils affrontent des objectifs ambitieux, parfois contrariés par les éléments, comme une tempête de neige qui a bien failli mettre fin à leur projet dans le parc national de Great Basin.
Las Vegas, capitale méconnue de l’escalade ?
Quand on pense à une “ville d’escalade”, des noms comme Chamonix ou Yosemite viennent immédiatement à l’esprit. Mais pour Honnold, la destination la plus sous-estimée des États-Unis est sans conteste Las Vegas.
Dans un entretien accordé à Climbing.com, “6 Questions With Alex Honnold on Nevada Climbing … and Clowns”, il affirme : “Vegas est sans aucun doute le meilleur site d’escalade du pays.” Si Red Rock est une destination de renommée internationale, Honnold estime que le nombre de grimpeurs y est étonnamment faible compte tenu de l’immense variété de voies disponibles.
Il rappelle que le Nevada est l’État le plus montagneux des États-Unis contigus. Derrière l’image du désert et du Strip se cache un relief omniprésent, offrant une quantité quasi infinie de rocher à explorer.
À la découverte des trésors cachés de l’escalade au Nevada
L’un des objectifs de la série est de révéler des sites méconnus du grand public. Interrogé sur ses bons plans, Honnold partage avec enthousiasme sa découverte des “Wild Granites”.
Surnommé le “Fitz Roy du Nevada”, ce massif de granit offre des flèches spectaculaires au milieu de nulle part. Pour l’émission, il y a gravi une voie de 10 longueurs en 5.13a, un défi technique sur une face de granit qui lui a rappelé Tuolumne Meadows à Yosemite.
Cette expérience illustre parfaitement le potentiel d’aventure du Nevada. Honnold raconte aussi comment, en suivant simplement son GPS, il est tombé sur des formations de basalte colonnaire totalement inconnues, sans équipement visible. Pour lui, c’est clair : pour qui a l’âme d’un explorateur, le Nevada regorge de possibilités.
Aventure et imprévus dans les parcs nationaux
Le tournage n’a pas été de tout repos. La visite du parc national de Great Basin en est le parfait exemple. Bien que le paysage soit “magnifique et impressionnant”, Honnold ne pense pas qu’il deviendra une destination d’escalade majeure. La région est isolée, les informations rares et les conditions peuvent être alpines.
Avec Cedar Wright, leur projet d’ascension a été transformé en une aventure épique par une tempête de neige. La route étant fermée, ils ont dû ajouter près de 1000 mètres de dénivelé à leur approche, sous des vents de 80 km/h. Une expérience qui rappelle que la performance outdoor dépend aussi de sa capacité d’adaptation.
L’équilibre d’un athlète et père de famille
Comment jongle-t-il entre ses projets médiatiques, sa fondation pour l’énergie solaire, ses deux jeunes filles et sa propre pratique de l’escalade ? Avec humour, il répond être “complètement paniqué en permanence”.
Plus sérieusement, il explique mener une vie très organisée, où chaque moment est optimisé. L’automne a été particulièrement chargé, mais il a tout de même réussi à passer deux mois à s’entraîner en famille à Tahoe. Pour 2026, ses projets sont plus calmes : un voyage familial à Fontainebleau pour que ses filles découvrent le bloc, et une nouvelle saison à Yosemite.
Le verdict : Clown Motel ou escalade en dalle ?
La série ne se contente pas d’explorer les parois rocheuses ; elle s’aventure aussi dans des lieux pour le moins… originaux. L’un des plus marquants est le célèbre Clown Motel du Nevada.
Alors, qu’est-ce qui est le plus effrayant : une visite au Clown Motel ou un solo intégral sur une dalle en 5.11+ ? La réponse d’Honnold est sans appel : “Clairement, le solo en dalle.”
Il a trouvé l’expérience du motel “vraiment différente” et a apprécié son côté décalé. Il raconte même avoir discuté avec un client de l’hôtel, venu de l’Indiana, qui arborait un énorme tatouage de clown sur la cuisse. Une rencontre qui, selon ses propres termes, fut une “sacrée expérience de vie”.
Une invitation à l’aventure
Avec “Get a Little Out There”, Alex Honnold ne fait pas que promouvoir une destination. Il partage une vision de l’aventure, celle qui se trouve parfois juste à côté de chez soi, loin des sentiers battus.
Cette série est une bouffée d’air frais qui nous rappelle que l’exploration est avant tout un état d’esprit. Que ce soit sur une paroi de granit isolée ou dans le parking d’un motel peuplé de clowns, l’aventure est partout pour qui sait la chercher.
