vendredi, février 20, 2026
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Mathieu Blanchard : Après l’Enfer Blanc du Yukon, Cap sur le Lapland Arctic Ultra

Mathieu Blanchard : Après l’Enfer Blanc du Yukon, Cap sur le Lapland Arctic Ultra

À peine le temps de savourer son incroyable victoire sur l’une des courses les plus rudes au monde, et le voilà déjà reparti. Mathieu Blanchard, l’ultra-traileur qui repousse sans cesse les limites de l’endurance, a ressorti sa pulka. Destination : la Laponie suédoise pour un nouveau défi glacial, le Lapland Arctic Ultra.

Pour cet athlète hors norme, il ne s’agit pas seulement d’enchaîner les compétitions. C’est une véritable quête, une exploration des environnements les plus hostiles de la planète. Une aventure qui porte un nom : le « Glacial Odyssey Project ».

Retour sur un Exploit : La Victoire au Yukon Arctic Ultra

Pour comprendre la dimension du personnage, il faut revenir quelques semaines en arrière. En 2025, Mathieu Blanchard a marqué les esprits en remportant le Yukon Arctic Ultra. Imaginez : 625 kilomètres à travers des paysages glacés, en tirant un traîneau lourd de matériel de survie, par des températures plongeant jusqu’à -40°C.

Il a bouclé cette épreuve monumentale en 7 jours et 22 heures. Une performance qui lui a valu une reconnaissance internationale, comme en témoigne sa 9ème place au classement UltraRunner of the Year 2025. Cet exploit n’était visiblement qu’une mise en bouche.

Le Défi Suivant : 500 km dans le Grand Nord Suédois

Le prochain chapitre de son aventure polaire se déroulera du 1er au 11 mars à Överkalix, en Suède. Le nom de l’épreuve ? Le Lapland Arctic Ultra. Au programme, 500 kilomètres sur la neige et la glace de la Laponie.

Ce choix n’est pas un hasard. L’organisateur de la course, Robert Pollhammer, est aussi le créateur du Yukon Arctic Ultra. Un gage de qualité et de difficulté qui a certainement séduit le traileur. Il ne sera pas seul, puisque le Français Thierry Corbarieu sera également au départ.

Le « Glacial Odyssey Project » : Plus qu’une Simple Course

Cette nouvelle participation à une course polaire s’inscrit dans un projet bien plus vaste. Mathieu Blanchard a baptisé son aventure le « Glacial Odyssey Project », une épopée qui devrait s’étaler sur quatre à cinq ans.

L’objectif est clair : explorer les limites de la performance humaine dans les environnements les plus froids du globe. Chaque course est une étape, une occasion d’apprendre, de s’adapter et de se préparer pour des défis encore plus grands. C’est la vision d’un athlète qui se voit autant comme un aventurier que comme un compétiteur.

La Préparation : Entre les Alpes et une Optimisation Méticuleuse

L’Importance Cruciale du Matériel

Dans le froid extrême, le matériel n’est pas une option, c’est une assurance-vie. « Dans certaines aventures, le matériel est super important. […] Dans le froid (extrême), l’erreur ne se corrige pas toujours… », confiait récemment l’athlète. Fort de son expérience au Canada et des leçons tirées du Yukon, il a passé des mois à repenser chaque détail.

La pulka, ce traîneau qu’il tire derrière lui, est au centre de toutes les attentions. Il faut l’optimiser, l’adapter, savoir la réparer. Chaque gramme compte, chaque choix peut avoir des conséquences dramatiques. C’est un travail d’orfèvre, mené dans le secret de son camp de base dans les Alpes.

Un Entraînement Spécifique

Pour se préparer, Mathieu Blanchard transforme les paysages alpins en terrain de jeu polaire. Il n’hésite pas à partager avec humour ses méthodes sur les réseaux sociaux : « Pour l’entraînement, j’ai besoin de la lester un peu, alors si vous voulez faire un tour gratos, faites signe. »

Même si les Alpes offrent des conditions hivernales sérieuses, il est difficile d’y simuler les températures extrêmes du Grand Nord. Cette préparation est donc un savant mélange d’endurance, de tests matériels et de préparation mentale à affronter un environnement où la nature a toujours le dernier mot.

La Laponie Suédoise : Un Nouveau Terrain de Jeu Exigeant

Le Lapland Arctic Ultra n’est pas une simple promenade de santé. Bien que les conditions soient généralement un peu moins extrêmes que celles du Yukon, le thermomètre peut tout de même descendre jusqu’à -35°C. La course, qui propose plusieurs distances (85, 185 et 500 km), attire des spécialistes du monde entier, comme le précise le site officiel de l’événement.

Pour Mathieu Blanchard, ce sera l’occasion de mettre en pratique les ajustements matériels et stratégiques élaborés depuis sa victoire au Canada. Chaque kilomètre sera un test, chaque heure passée dans le froid une leçon pour la suite de son odyssée glaciale.

Le monde de l’ultra-trail aura donc les yeux rivés sur la Suède début mars. Une chose est sûre : Mathieu Blanchard n’a pas fini de nous faire rêver en explorant les dernières frontières de l’endurance humaine.

Camille
Camillehttps://www.vo2-digital.com/
Auteur et passionné de verticalité, Camille vit la montagne autant qu'il la raconte. Pratiquant de trail running, ilmet ses chaussures de course et ses crampons à l'épreuve du terrain pour en tirer des récits authentiques. Sa mission : partager l'adrénaline des cimes et la culture outdoor avec précision et passion.
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