JO 2026 : Emily Harrop en Argent, Thibault Anselmet en Bronze pour l’entrée historique du ski-alpinisme
Le ski-alpinisme faisait ses grands débuts aux Jeux Olympiques ce jeudi 19 février 2026, et l’équipe de France a répondu présent. Sous une neige battante à Bormio, Emily Harrop a décroché une superbe médaille d’argent au sprint, tandis que Thibault Anselmet s’emparait du bronze. Une journée historique qui inscrit la France comme une nation pionnière de cette nouvelle discipline olympique.
Une finale au suspense insoutenable
Le sprint en ski-alpinisme est une épreuve explosive, un concentré d’endurance et de technique qui dure à peine trois minutes. Et la finale féminine des JO de Milan-Cortina 2026 a tenu toutes ses promesses, offrant un spectacle d’une intensité rare.
Emily Harrop, une médaille d’argent au goût amer
Favorite de l’épreuve, la Française Emily Harrop a assumé son statut dès le départ. Puissante et déterminée, la quadruple tenante du titre de la Coupe du Monde de sprint a pris les commandes de la course. Elle a dominé toute la partie ascensionnelle, passant en tête la première transition et avalant les escaliers avec une aisance déconcertante.
Mais le ski-alpinisme est un sport de détails, et une transition peut tout changer. C’est à ce moment clé, au moment de rechausser les skis pour la descente finale, que la Savoyarde a perdu de précieuses secondes. Une ouverture que la Suissesse Marianne Fatton, championne du monde en titre, n’a pas laissé passer. Plus rapide dans la manipulation, elle a pris la tête pour ne plus jamais la lâcher, dominant la partie plate et la descente.
À l’arrivée, la déception était palpable sur le visage d’Emily Harrop. “La Française Emily Harrop a décroché la toute première médaille d’argent du ski-alpinisme aux Jeux Olympiques” (Source 1), mais elle avouera plus tard qu’elle “rêvait d’une autre couleur”. Elle termine à seulement 2 secondes et 38 centièmes de l’or.
Le classement final du sprint féminin
La bataille pour le podium a été féroce. Voici le classement complet de cette finale historique :
- Marianne Fatton (SUI) – 2‘59’‘77
- Emily Harrop (FRA) – +2’‘38
- Ana Alonso Rodriguez (ESP) – +10’‘45
- Tatjana Paller (ALL) – +13’‘49
- Giulia Murada (ITA) – +15’‘69
- Margot Ravinel (FRA) – +18’‘50
La jeune Chamoniarde Margot Ravinel, deuxième Française en finale, peut nourrir quelques regrets. Longtemps en lice pour la médaille de bronze, une erreur technique au “dépeautage” (l’action de retirer les peaux de phoque sous les skis) lui a coûté cher, la reléguant à la sixième place.
Thibault Anselmet, le bronze du bonheur
Quelques minutes après la finale féminine, les hommes se sont élancés pour leur propre quête de gloire olympique. Dans une course tout aussi disputée, le Français Thibault Anselmet a su tirer son épingle du jeu pour aller chercher une magnifique médaille de bronze.
Solide et régulier tout au long des qualifications, il a parfaitement géré sa finale pour monter sur la boîte. Comme le rapporte Le Monde, “Thibault Anselmet [est] sur la plus petite marche du podium chez les hommes” (Source 2). Cette performance confirme la densité de l’équipe de France et sa place parmi les meilleures nations du monde.
Cette médaille est la 18ème de la délégation tricolore dans ces Jeux et la deuxième de la journée pour le ski-alpinisme français.
Le ski-alpinisme, nouveau spectacle des Jeux d’Hiver
L’entrée du ski-alpinisme aux Jeux Olympiques était attendue par tous les passionnés de sports de montagne. Cette discipline spectaculaire, qui combine le ski de randonnée, l’alpinisme et le ski de descente, a offert une vitrine exceptionnelle.
Le sprint, un format taillé pour la télévision
Le choix du sprint comme première épreuve olympique n’est pas anodin. Ce format court, dynamique et plein de rebondissements est particulièrement télégénique. Il permet de comprendre rapidement les enjeux et les qualités requises :
* Endurance explosive pour la montée sèche.
* Technique et précision dans les transitions (mettre et enlever les peaux, chausser et déchausser les skis).
* Agilité dans la partie à pied, skis sur le sac.
* Engagement dans la descente finale.
Cette première a été une réussite, captivant un nouveau public et mettant en lumière des athlètes complets.
Et maintenant, l’épreuve individuelle ?
Si la fête est belle, de nombreux spécialistes et athlètes regrettent l’absence de l’épreuve individuelle. Plus longue (environ 1h30), elle est considérée comme l’épreuve reine de la discipline, celle qui incarne le mieux l’esprit du ski-alpinisme en pleine nature. L’espoir demeure de la voir intégrée au programme des Jeux Olympiques de 2030, qui se dérouleront dans les Alpes françaises. Une occasion en or de célébrer ce sport sur ses terres.
En conclusion, cette journée du 19 février 2026 restera gravée dans l’histoire du sport français. Avec deux médailles pour sa première apparition olympique, le ski-alpinisme a prouvé qu’il avait toute sa place dans la grande famille des Jeux d’Hiver. Emily Harrop et Thibault Anselmet sont les pionniers, les premiers d’une lignée que l’on espère longue et victorieuse.
