jeudi, février 12, 2026
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Livigno se prépare pour les JO 2026 et attire les amateurs de duty

L’idée, très bête, était venue en pleine interview de début de saison avec Alex Fiva. Sous le ton de la boutade, on lui a dit: «Mais envoie un copain voir la piste de nuit!» et ça nous a bien fait rigoler. Sauf que ça a forcément donné des idées à 20 minutes, qui est allé défricher le terrain en fin de semaine dernière dans la station olympique. Avons-nous distribué les images qu’on a réussi à tourner pour essayer de donner un avantage aux athlètes suisses? Tout à fait. Même si ça les a fait plus marrer que ces quelques photos ou vidéos leur ont été franchement utiles. «Au moins, tu as eu du soleil», s’est joyeusement moqué le vice-champion olympique en titre.

Parce que le parcours du skicross des prochains Jeux olympiques de Milan et de Cortina, posé à Livigno, n’est pas encore connu (à moins d’un mois et demi de la compétition!) et qu’aucun «test event» sérieux n’aura pu s’y dérouler d’ici là. L’aller-retour en télécabine dans les environs et un tour à pied près de ce qui sera l’aire d’arrivée générale de plusieurs disciplines pour aller essayer de la spoter paraissait nécessaire. Le problème, c’est qu’une grande partie de la Mottolino Fun Mountain est bouclée à triple tour, afin de terminer les travaux et que les «gondolas» passent assez loin du tracé.

Ce qui choque en premier lieu dans la station lombarde au statut si particulier (lire encadré), c’est le gigantisme de la tour d’élan pour le Big Air. C’est comme un petit tremplin de saut à skis qui a été érigé juste pour l’occasion. «Et ça a demandé près de 100’000 m3 de neige artificielle», a souri Tommaso Barbarisi, le responsable de la communication de la station de Livigno. Malgré la neige fraîche tombée au début janvier, les canons crachent toujours tant qu’ils le peuvent, même si l’enneigement est désormais suffisant pour que tout se passe bien pendant les Jeux et les organisateurs en ont même produit un peu trop, paraît-il.

En ville, comme on est hors vacances scolaires, peu de touristes du coin, venus de la Botte. Dans les rues, ça parle un peu suisse-allemand, pas mal anglais et aussi russe. Les magasins et les bistrots ne sont pas encore passés en mode olympique, même si les anneaux du CIO commencent à fleurir sur les devantures. Dans les magasins, les premières mascottes Tina et Milo trouvent gentiment leur place, au côté des équipements de l’équipe italienne. Les olympiens locaux sont habillés par un mythique styliste milanais et il faut lâcher un demi salaire minimal local pour se payer une veste du CONI, le Comité olympique italien.

«On veut, grâce à ces Jeux lors desquels Livigno sera souvent sous les feux de la rampe (ndlr, 26 titres olympiques seront délivrés ici, soit plus que n’importe où ailleurs lors de ces JO), devenir une capitale des sports d’hiver, mais aussi estivaux», a ajouté Tommaso Barbarisi. L’officier de presse local était très fier de nous avoir fait visiter le centre sportif d’Aquagranda. Il peut, il est tout à fait spectaculaire, avec sa piste d’athlétisme, ses piscines de 25 et 50 mètres, sa salle de musculation et d’autres installations qui permettent de créer plein de globules rouges pour les professionnels. Et aussi attirer les voisins suisses, qui verront cette petite ville lombarde – 7000 habitants à l’année, plus de 25’000 au plus fort de la saison touristique – souvent dans leur télévision du 6 au 22 février prochains.

Camille
Camillehttps://www.vo2-digital.com/
Auteur et passionné de verticalité, Camille vit la montagne autant qu'il la raconte. Pratiquant de trail running, ilmet ses chaussures de course et ses crampons à l'épreuve du terrain pour en tirer des récits authentiques. Sa mission : partager l'adrénaline des cimes et la culture outdoor avec précision et passion.
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