jeudi, février 12, 2026
AccueilMontagnePistes moins injectées d'eau: les athlètes suisses sont divisés

Pistes moins injectées d’eau: les athlètes suisses sont divisés

Pour augmenter la densité de la neige, il n’est pas rare que la FIS injecte de l’eau sous pression à l’intérieur du manteau. Avant le début de la saison, elle aurait décidé de moins le faire. C’est ce qu’a récemment raconté l’expert en ski alpin Didier Plaschy à la SRF. Lors du slalom féminin de Semmering et les courses masculines de Livigno et d’Alta Badia, la préparation des tracés a suscité des débats qui préoccupent encore les athlètes.

«Je ne suis pas un partisan de cette tendance. C’est injuste pour les bons skieurs», déclare Thomas Tumler avant le slalom géant d’Adelboden (samedi dès 10h30 en direct sur 20 Minutes). Avec de telles pistes, qui se dégradent du coup moins vite, c’est plus une «loterie» qu’une compétition où le meilleur athlète gagne, estime le Grison de 36 ans.

«Ce n’est pas digne d’une Coupe du monde, ce sur quoi nous avons souvent skié cette saison», critique Tumler. La situation aurait été particulièrement mauvaise à Alta Badia. «Quand le dossard numéro 1 réalise deux fois le meilleur temps de la manche avec plus de huit dixièmes d’avance, c’est du jamais vu», poursuit le vétéran suisse.

«Ils voulaient certainement faire quelque chose pour la sécurité, mais à mes yeux, c’était un pas en arrière», estime Tumler à propos de la motivation de la FIS de moins arroser. Au moins, la piste de Madonna di Campiglio a récemment fait bonne impression. «Cela me rend optimiste pour l’avenir», dit-il.

Odi et Meillard restent sereins

Marco Odermatt ne semble pas particulièrement énervé par ce débat. Il contredit cependant les affirmations de Plaschy selon lesquelles la FIS aurait informé les coureurs de ses plans avant l’hiver. «Rien n’a été communiqué à l’avance, lance le Nidwaldien. Mais ici, à Adelboden, j’ai entendu dire qu’ils ont tout fait comme les années précédentes. Rien n’a été changé de manière significative.»

Les conditions de piste inchangées sur le Chuenisbärgli devraient réjouir le vainqueur du classement général de la Coupe du monde, qui a remporté les quatre dernières éditions du géant. L’année dernière, il avait fêté un doublé suisse avec Loïc Meillard.

Le skieur d’Hérémence aborde la question des pistes de manière pragmatique. «Au final, c’est une piste de Coupe du monde sur laquelle tout le monde doit skier, explique le Romand. L’important, c’est surtout que le tracé soit régulier. «Mais si quelqu’un avec le dossard 60 se classe devant, cela signifie que la piste est bonne. En fin de compte, nous sommes les meilleurs skieurs du monde et nous devons nous adapter», estime Meillard.

Camille
Camillehttps://www.vo2-digital.com/
Auteur et passionné de verticalité, Camille vit la montagne autant qu'il la raconte. Pratiquant de trail running, ilmet ses chaussures de course et ses crampons à l'épreuve du terrain pour en tirer des récits authentiques. Sa mission : partager l'adrénaline des cimes et la culture outdoor avec précision et passion.
RELATED ARTICLES

Most Popular